Le Père Noël gâte Ronnie

Publié le par Patrice Dusablon

Par Thierry Le Bras

http://circuitmortel.hautetfort.com

 

Voici venir le temps des fêtes de fin d’année. Certains les adorent, d’autres les redoutent, voire les détestent. Que vous fassiez partie de la première, de la seconde ou de la troisième catégorie, que vous croyiez encore au Père Noël ou que vous éprouviez le spleen de Noël, que vous vous apprêtiez à faire une teuf d’enfer ou que des circonstances familiales, personnelles ou professionnelles annoncent un 25 décembre un peu triste, nous avons décidé de vous offrir un cadeau de Noël. Vous le savourerez au moment qui vous conviendra le mieux et nous espérons que vous le transmettrez à votre tour à d’autres passionnés de course automobile.

 

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Pour la troisième fois dans cette rubrique, l’avocat pilote Éric Trélor et Dominique (dit Dom) qui lui fit fidèlement l’assistance et l’aida à préparer – ainsi parfois qu’à remonter - ses voitures durant toute sa carrière de gentleman driver vous racontent Ronnie. Un épisode de la vie de Ronnie qui se déroule à Noël Bien sûr !

 

Essai d’une F1, parenthèse gastronomique et festive, concentré de Berlinette Alpine Renault sont au programme. Sans oublier une belle Amandine, superbe et charmante jeune femme blonde qui se prépare à montrer aux autres pilotes ce qu’elle sait faire avec un volant entre les mains, ni une bonne vingtaine de photos de Berlinettes que j’ai prises au bord des routes de rallyes et des tracés de courses de côtes depuis 1971. Souvenirs et émotions garantis !

 

BERLINETTE 1

 

BONNE LECTURE, BON VISIONNAGE DES PHOTOS QUE J’ESPÈRE FRANCHEMENT SYMPAS,  JOYEUX NOËL ET A TRÈS BIENTÔT !

 

« C’était à Noël 1994, se souvient Éric. Depuis son divorce, Ronnie et son fils Émeric qui avait alors neuf ans habitaient dans notre propriété. Ils occupaient un appartement aménagé au-dessus d’une dépendance mais ils prenaient presque tous les repas avec nous. Pas par manque de moyens financiers. L’entreprise de carrosserie de Ronnie marchait bien et il aurait pu assumer un loyer en ville sans problème. Mais dans un premier temps, nous avions invité Ronnie et Émeric pour qu’ils ne se sentent pas trop seuls. Maintenant qu’ils s’étaient reconstruits psychologiquement, ils commençaient à chercher une maison à Ploemeur ou à Larmor Plage. Rien ne pressait. Ils ne nous dérangeaient pas. Émeric s’entendait bien avec mes fils Arnaud et Fabien. En plus, savoir Ronnie à côté de la longère que nous occupions me rassurait plutôt quand je partais à mon bureau parisien ou que j’effectuais des déplacements lointains pour traiter des dossiers ou plaider. Naturellement, nous avions convié Ronnie et Émeric à passer Noël avec nous. »

 

- Ils en étaient ravis, se souvient Dom. Pour moi, ça aurait été plus difficile de l’inviter cette année-là car nous passions les fêtes dans la famille de ma femme.

 

BOULE SAPIN DE NOEL

 

- Malgré le fait que je lui avais demandé d’être raisonnable, Ronnie a joué le Père Noël et nous a couverts de cadeaux, reprend Éric. C’en était presque gênant. Nous savions déjà tous que Ronnie avait un cœur énorme, et pas seulement quand il s’agissait de montrer ses talents de freineur et de prendre des gros appuis sur un circuit ou un tracé de course de côte.

 

- Ronnie a toujours illustré  le principe selon lequel on a plus de plaisir à donner qu’à recevoir, précise Dom.

 

MERCEDES-RONNIE-CONTE-DE-NOEL-copie-1.JPG

 

- Oui, mais grâce à Freddy, il a reçu ce Noël-là un cadeau qui l’a fait sauter de joie. Nous avions tous cherché de belles  idées pour lui et pour Émeric. Par exemple, David (NDLR : David Sarel, le filleul d’Éric) et son pote Nick (Nick Vareski, navigateur de David en rallye et maintenant designer des Automobiles Vivia), leur avaient monté des Mercedes 190 au 1/12e et au 1/24e décorées exactement aux couleurs de celle avec laquelle Ronnie courait cette année-là. Mais une autre surprise attendait notre ami.


Le cadeau signé Freddy

- Gaël, le fils de nos amis Mikaël et Clothilde qui passent toujours les fêtes avec nous avait deux ans.

 

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« Contrairement à mes fils et à celui de Ronnie qui étaient trop grands pour croire au Père Noël, il était encore au stade de l’émerveillement total devant le sapin, les guirlandes et les paquets. Il pouvait croire que le bonhomme à barbe blanche les avait déposés pendant la nuit en passant par la cheminée. Un pilote de traineau généreux venu de Finlande. Sûrement un parent de Timo Mâkinen, Ari Vatanen, Henri Toivonen, Mikka Häkkinen et Kimi Räikkönen, des types bien et des pilotes enthousiastes qui maintiennent notre passion pour la course intacte malgré les margoulins qui la salissent.

 

CHAMPAGNE LE NECTAR DE LA VICTOIRE

 

« Noël, c’est avant tout la fête des enfants. Alors, compte tenu de l’âge de Gaël, nous avions renoué avec la tradition d’une fête axée principalement sur le 25 décembre avec un repas  léger le 24 décembre au soir et une soirée se terminant de bonne heure. Pas de foie gras (réservé au 25 car ce met délicieux s’avère assez peu digeste). Juste des huîtres, des ravioles de  Saint-Jacques, des médaillons de sole sauce Champagne et des sorbets aux fruits et au Champagne. Le Champagne est indispensable aux vraies fêtes. Le bouchon explose comme le bouquet final d’un feu d’artifice. La mousse et le mouvement ascendant des bulles déclenchent une joie intense. Les bulles taquinent la langue en réchauffant le cœur… Et n’oublions pas que comme l’affirmait la Marquise de Sévigné, c’est le seul vin qui laisse une femme belle après boire.

 

- C’est ça que tu appelles un dîner léger ? plaisante Dom.

 

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- Oui, j’ai dit un repas digeste, pas un repas austère ni manquant de pétillant ! Les agapes avec des plats plus traditionnels comme le foie gras, le chapon et la bûche de Noël, c’est pour le 25. Peut-on aimer vraiment la vie sans apprécier les saveurs de la gastronomie et des meilleurs vins ? Personnellement, je ne le pense pas.

 

- Ronnie aurait pu dire ça aussi, approuve Dom. Et j’abonde dans ton sens et le sien.

 

- Apprécier la bonne cuisine et ce qui l’accompagne, c’est un attribut du bon goût, remarque Éric. La marque des gentilshommes de toutes les époques.

 

CHAPON FERMIER

 

- Un peu comme l’amour des belles voitures et l’art du pilotage, complète Dom. Des qualités sans lesquelles l’éducation d’un homme n’est pas tout à fait complète. A ce niveau, je suis un homme comblé. Je me suis efforcé d’inculquer ces valeurs à mon fils Guénaël. Il marche fort en rallye et à table, c’est un vrai gourmet. Qui a dit que les traditions se perdaient ?

 

BUCHE DE NOEL

 

- Il serait dommage que les bonnes traditions se perdent. Celle d’offrir aux enfants – grands et petits - la découverte des cadeaux sous le sapin le matin de Noël doit être préservée et nous l’avons entretenue cette année-là. Une vraie fête à la lumière des guirlandes électriques. Nous étions onze, car David a toujours passé Noël avec nous, tout comme Nick dont les parents n’ont jamais eu grand-chose à faire. Des tas de paquets à défaire, des papiers cadeaux partout, des moments où tout le monde retombe en enfance et régresse joyeusement à l’âge qu’avait Gaël, trois ans cette année-là je le rappelle.

 

- Je suis persuadé que notre Ronnie a affiché une tête aussi émerveillée que Gaël, coupe Dom.

 

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- Parmi ses paquets figurait une petite boite emballée avec un papier doré et un ruban, mais sans étiquette de boutique. Il l’a pris avec curiosité. Il a pensé d’abord à une eau de toilette, mais c’était trop léger. Puis à une voiture miniature, par exemple une Mercedes 190 en kit, plus petite que celles que lui avaient offertes David et Nick. Il a ouvert, et là, surprise. Le cadeau c’était un bon signé Freddy pour l’essai d’une Formule 1 sur le circuit de Magny-Cours début Mars 1995.

 

L’ancien pilote de F1 Freddy Vivien est un des créateurs des Automobiles Vivia et un proche d’Éric Trélor. C’est aussi un copain d’enfance de Ronnie. Comme d’autres champions de F1, Freddy a conservé quelques unes des monoplaces qu’il a menées à la victoire durant sa carrière.

 

- David et moi étions au courant, poursuit Éric. Nous étions également invités à cette séance, comme Mario (NDLR : Mario Delagano) et deux autres pilotes qui conduisaient régulièrement des Vivia en compétition. Mais pour Ronnie, ce fut la surprise totale et le bonheur absolu. Au point de pousser un cri de joie qui a dû s’entendre jusqu’à Lanester et de faire un saut en l’air. A l’issue de tests à Magny Cours avec des Vivia que Freddy, David et moi piloterions en 1995, notre ami invitait Ronnie à essayer la Marvani – Alfa Roméo V 12 du Championnat 1978. Une voiture qui avait 16 ans mais qui restait une sacrée bête de course.

 

« Freddy commença sa carrière en F1 en 1977 chez Marvani, rappelle Éric. Il passa trois saisons dans l’écurie italienne avant de signer avec le Team anglais Priceley au sein duquel il courut ensuite pendant quatorze saisons.

 

« L’Écurie Marvani a quitté la scène de la F1 depuis, comme bien d’autres. Elle fabrique maintenant des kartings et des barquettes destinées à la course de côte et à divers championnats nationaux. Mais à l’époque, cette équipe comptait dans le monde de la F1. Elle permit à Freddy de monter plusieurs fois sur le podium et même de signer ses quatre premières victoires dans la discipline reine.

 

F1 N 1

 

«  La F1, ça reste ce qu’il y a de plus fabuleux dans la hiérarchie des sensations de pilotage. Un pilote comme Ronnie ne pouvait que s’enthousiasmer d’avoir l’occasion d’en piloter une.

 

Une machine artisanale

 

- Les F1 d’aujourd’hui présentent toutes une apparence parfaite, précise Éric. Des œuvres d’art sans le moindre défaut apparent. Même celles alignées par des petites équipes comme Minardi avant sa cession. Rien à voir avec la Marvani. On l’aurait dite bricolée par un petit carrossier dans son atelier. On voyait tous les rivets. Les ailerons avaient l’air d’avoir été aplatis au marteau. La voiture dégageait une impression générale de bricolage. On mesure toute l’évolution de la F1 ces 30 dernières années. L’augmentation des budgets aussi. A l’époque, une voiture comme la Marvani coûtait près de 700.000 F. (un peu plus de 100.000 €). Une paille à côté des monoplaces contemporaines malgré l’inflation.

 

- Le seul problème de ces autos-là, c’était les risques pour les pilotes, déplore Dom. Les voitures de la fin des seventies n’offraient pas beaucoup de sécurité à leurs pilotes.

 

- C’est vrai, reconnaît Éric. Dans la Marvani 1978, le pilote était très avant. Les pieds se trouvaient devant le pédalier, sans protection en cas de grosse sortie de piste. Gare à l’erreur, la sanction physique était immédiate. »

 

Des sensations diverses

 

- Freddy qui a toujours été très intéressé par l’histoire de la course automobile était très ému de pilote une ancienne voiture de Freddy. « Je vais monter dans une monoplace dans laquelle Freddy Vivien a gagné des Grands Prix, se réjouissait-il. Et Freddy, c’est mon copain depuis qu’on était tout gamins. Et il est resté copain avec moi quand il est devenu champion de F1. En plus, il m’a toujours encouragé dans ma carrière de pilote amateur. Quand il courait avec cette voiture, je pilotais une Simca 1200 S groupe 3 et une Chevrolet Camaro groupe 1 en course de côte. J’admirais le pilotage tout en force de Ronnie Peterson, mais j’étais surtout content quand mon copain Freddy montait sur le podium. »

 

F1 N 2

 

« Le jour J en mars 1995, Ronnie était rayonnant au moment d’enfiler son casque et ses gants. Son casque aux couleurs de celui de Ronnie Peterson, bien sûr. Et il n’avait pas oublié de faire coudre sur sa combinaison, sous le col, un motif en forme de nœud papillon en hommage à Mike Hawthorn, son premier héros.

 

« Freddy lui a prodigué les derniers conseils et l’a prévenu du comportement de la monoplace. Les mécaniciens ont lancé la symphonie enchantée du moteur Alfa. Les échappements du V 12 italien ont rugi de toute leur puissance dans le dos du pilote. La Marvani a démarré dans l’allée des stands.

 

Que du bonheur !

 

- C’est une voiture que j’ai souvent conduite avec très peu d’appui aérodynamique, a commenté Freddy à l’attention des autres pilotes présents au moment où Ronnie s’est engagé sur la piste. En 1978, Colin Chapman avait créé la surprise en alignant les premières F1 à effet de sol. Ses voitures étaient collées à la piste. En début de saison, nous pensions qu’avec notre V 12 Alfa de 525 chevaux, nous serions vraiment très bien. En fait, nous nous sommes battus pour la troisième marche du podium toute la saison. J’ai juste gagné deux Grands Prix cette année-là. Andretti et Peterson, les pilotes Lotus, ont signé le doublé au championnat. Sur les pistes rapides, nous réduisions l’appui aéro au maximum pour profiter de la puissance du moteur. La voiture devenait très délicate en courbe. Je me rappelle qu’à Hockenheim par exemple, j’étais en glisse des quatre roues et en contre-braquage dans tout le stadium. Je me suis beaucoup amusé. Un journaliste m’a dit après la course que mes passages lui rappelaient le temps de la Coupe R 8 Gordini. »

 

Sur la piste nivernaise, Ronnie découvrait la Marvani 1978.

 

F1 N 3

 

« Je me suis un peu à l’étroit par rapport à ma Mercedes ex production, rapporta-t-il plus tard. C’est une monoplace, pas une voiture de tourisme améliorée. Je voyais les roues avant. Une sensation très différente de la Mercedes groupe F dans laquelle je ne distingue pas l’extrémité avant de la voiture. La Mercedes n’est pas si loin en puissance, mais elle est beaucoup plus lourde, un peu plus de 1100 kg contre 620. La F1 est plus vive. Tu te sens complètement en prise directe avec elle. Le moindre gravillon sur la piste provoque une vibration que tout ton corps absorbe.

 

- Ronnie a effectué un premier tour prudent, se rappelle Dom qui n’aurait manqué cet essai pour rien au monde. Pas question pour lui de sortir de la piste avec cette voiture qui était tout de même un modèle de collection. Il assurait trop les freinages. La Marvani aurait accepté qu’il appuie sur la pédale quelques mètres plus tard. Il ne prenait pas plus de 11.000 tours à l’accélération. Il était loin de la limite. Mais déjà, le V 12 Alfa propulsait la voiture comme un boulet de canon d’un virage à l’autre. Il n’était pas seul sur le circuit. Une Porsche Cup apparut devant lui. Il l’a rattrapée en moins de temps qu’il faut pour le dire et il l’a doublée à l’extérieur au Château d’eau. Au virage suivant, la Porsche avait disparu de ses rétros. Une F1, c’est efficace, même à l’approche de son dix-septième anniversaire.

 

F1 N 4

 

« Chaque pilote avait droit à cinq tours au volant de la Marvani. Ronnie se sentait  de plus en plus à l’aise. Au quatrième passage, il s’est offert un petit plaisir. Il a accéléré un peu trop fort à la sortie de l’épingle d’Adélaïde. L’arrière a décroché brutalement. Il a soulagé et il a contre-braqué. La voiture a repris sa trajectoire. Il s’est autorisé encore une petite dérive dans le droite 80 qui ramène à la ligne droite des stands et il est entré dans son dernier tour. Il a savouré voluptueusement ces derniers kilomètres au volant d’une F1. En 1978, le GP de France se déroulait au Circuit Paul Ricard, pas à Magny Cours. Qu’importe ! Ronnie, qui avait déjà couru en VHC au Castellet, s’est imaginé dans la peau de Freddy, seul en tête de la course, loin devant les Lotus, Ferrari, Ligier et autres Tyrell et March. Le temps est passé trop vite. Ronnie est arrivé au virage du lycée. Il a décéléré et s’est engagé dans l’allée des stands. Il a immobilisé la Marvani et enlevé son harnais. Un dernier soupir de bonheur et il est descendu de la F1.

 

- C’était au tour de David puis au mien de prendre notre pied, témoigne Éric. Mais  nous avons tous récidivé car Freddy a eu l’excellente idée de rééditer l’expérience de temps en temps.

 

La Berlinette qui roulera à Noël

 

- La F1, c’est ce qu’il y a de plus extrême en pilotage, commente Éric. Mais il existe d’autres mythes de la course auto et des voitures extrêmes, fussent-elles moins puissantes. Je pense par exemple à la Berlinette Alpine. L’Alpine, ce fut la machine sans concession, la voiture conçue pour aller vite, sans luxe, sans fioritures, sans confort, mais pour un budget raisonnable. Quand nous étions adolescents, Freddy, Ronnie et moi, nous adorions l’Alpine. Chaque année, la dernière nuit du Monte-Carlo, celle du Turini, nous écoutions RMC en direct et nous suivions l’évolution du classement, spéciale par spéciale. Gérard Larrousse, Jean-Claude Andruet, Ove Andersson, Jean-Luc Thérier, Jean Vinatier, ils nous ont tous fait vibrer au volant d’Alpine, que ce soit au Monte-Carlo ou dans d’autres grands rallyes. Ronnie se disait qu’un jour, il piloterait une Alpine. Et en fait, ce n’est jamais arrivé. Quand il a commencé à courir, il n’en avait pas les moyens. Et après, la Berlinette n’était plus dans le coup.

 

BERLINETTE 2

 

- Mais son rêve de Berlinette va quand même se réaliser grâce à Émeric, songe Dom.

 

- En fait, Ronnie avait acheté au début de l’année 2000 une Alpine Berlinette 1973 groupe 4 à restaurer. Il pensait s’en occuper plus tard pour courir quelques épreuves de VHC quand il aurait arrêté les courses de voitures contemporaines. Une voiture pour rester dans l’ambiance de la course et continuer à se faire plaisir sans contraintes en quelque sorte. Il l’a laissée à Émeric.

 

- Émeric étant ingénieur d’exploitation en course automobile, il a su la remonter dans les règles de l’art, complète Dom. Il a travaillé dessus pendant trois ans et il vient de la terminer. En plus, elle a joué un rôle dans la conquête de sa copine. Amandine est monitrice d’auto-école et elle adore les voitures qui ont du caractère. Au début qu’il la draguait, Émeric lui a montré l’Alpine sur laquelle il commençait juste à travailler. Et quand on dit qu’une belle voiture, ça ne sert plus à rien pour draguer, c’est faux. L’Alpine a aidé Émeric à faire craquer Amandine.

 

BERLINETTE 3

 

- Et l’Alpine va encore jouer un rôle dans leur vie de couple, ajoute Éric. Car maintenant qu’elle est en état de rouler, ils ont l’intention de l’étrenner à Noël qu’ils vont passer à la maison avec tout notre clan, puis de courir l’an prochain dans quelques courses de VHC. Son métier d’ingénieur d’exploitation au sein du Team Vivia fait qu’Émeric travaille souvent le week-end, mais il reste tout de même un certain nombre de dates où il compte piloter son Alpine en rallye avec Amandine comme navigatrice. Quant à Amandine, elle va piloter la Berlinette à quelques occasions en course de côte VHC, notamment au Mont-Dore. Une belle jeune femme blonde aux longs cheveux blonds frisés au volant d’une Alpine groupe 4 état collection, voilà qui ne passera pas inaperçu au Col de la Croix Saint-Robert ni sur les  autres sites où elle apparaîtra ! Nul doute que Ronnie apprécie les choix de son fils.

 

- Ils seront prêts pour le challenge, se réjouit Dom. Mon fils Guéna et tes fils Arnaud et Fabien les ont entraînés sur le Bugatti avec une Yamamodo Super 1600 et un coupé Vivia F 2000. Ils sont bien mieux préparés que la plupart des pilotes de VHC qui débutent dans cette discipline sans avoir couru avant.

 

- Sans compter qu’ils vont trouver sous le sapin de Noël les inscriptions aux stages de pilotage que nous leur offrons pour compléter leur préparation.

 

- Une belle histoire presque à l’eau de rose, rigole Dom.

 

- Certes, conclut Éric. Mais c’est Noël, le moment idéal pour raconter des belles histoires. Et puis des belles histoires, heureusement qu’il en reste dans un monde qui n’est pas rose tous les jours, lui. Il faut bien que le Père Noël passe de temps en temps pour le rendre plus beau, non ?

 

ET POUR DÉCOUVRIR LE  PETIT CADEAU DE NOËL PROMIS EN INTRODUCTION, VOICI QUELQUES PHOTOS D’ALPINE BERLINETTES QUE J’AI RÉALISÉES EN COURSE DE CÔTE ET EN RALLYE DE 1971 A L’ÉPOQUE CONTEMPORAINE

 

ALPINE 1

La Ferté au Rallye d’Armor 1977

 

ALPINE 2

ALPINE 3

ALPINE 4

Préparatifs du départ du Grand National Tour Auto 1973 à Dinard

 

ALPINE 5

Gadal au Rallye d’Armor 1975

 

ALPINE 6

Guillaume de Saint-Pierre au Rallye d’Armor 1976

 

ALPINE 7

A la Course de côte de Saint-Germain Sur Ille 1973

 

ALPINE 8

Yvonnick à la Course de côte de Landivisiau 1975

 

ALPINE 9

Noël Guittet à la CC de Pluméliau 1975

 

ALPINE 10

Marcel Grué à la CC de Pluméliau 1977

 

ALPINE 11

Patrice Cosson à la CC de Pluméliau 1977

 

ALPINE 12

Landivisiau 1975

 

ALPINE 13

Le Bihan à la CC de Saint-Gouëno VHC 2005

 

ALPINE 14

Jean de Moor au Rallycross de Lohéac 1978

 

ALPINE 15

Bruno Saby au Rallycross de Lohéac 1978

 

ALPINE 16

Philippe Perrin à la CC du Mont-Dore Chambon-Sur-Lac 2002

 

ALPINE 17

ALPINE 18

Jean Ragnotti au Tour de France Automobile Historique 2003

 

Si vous n’avez pas lu les précédentes tranches de vie de Ronnie en ligne sur CONFIDENTIEL PADDOCKS, rendez-vous sur :

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-36659346.html

Et sur :

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-rounds-chocs-pour-ronnie-40060607.html

 

Et si l’esprit de Noël vous incite à rechercher un autre conte de Noël dans l’univers de course automobile, cliquez sans attendre davantage sur :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2008/12/20/noel-premonitoire.html

 

Publié dans Univers parallèles

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