Henri Toivonen, prince des rallyes

Publié le par Patrice Dusablon

Par Thierry Le Bras

http://circuitmortel.hautetfort.com

 

Henri Toivonen fait partie de l’escadrille des Finlandais volants qui alimente l’histoire du sport automobile en pilotes enthousiasmants depuis plusieurs décennies. N’est-il pas positivement incroyable qu’un si petit pays (qui compte à peine plus de 5 millions d’habitants) ait produit autant d’authentiques champions ?

 

HT et SC

Voilà une image d’Henri  Toivonen et Sergio Cresto qu’on aime à se rappeler

 

Timo Mäkinen, Léo Kinnunen, Keke Rosberg (le père de Nico), Ari Vatanen, Marku Alen, Juha Kankkunen, Tomi Mäkinen, Mika Hâkkinen, Kimi Räikkönen, et d’autres encore. Sans oublier bien sûr le flamboyant Henri Toivonen. Les lecteurs qui se sont intéressés à l’histoire de la course automobile pendant les années soixante se souviendront du papa d’Henri. Surtout les amateurs de Citroën. Pauli Toivonen offrit en effet la victoire à la Citroën DS 21 au Rallye de Monte-Carlo 1966.

 

HENRI PORTRAIT 4

25 août 1956 – 2 mai 1986

 

Il n’est généralement pas souhaitable de classer les êtres humains en catégories. Mais force est de constater que les pilotes finlandais partagent des caractéristiques communes, des qualités appréciables et estimables. Ce sont des attaquants, des hommes simples, authentiques, loyaux et droits qui offrent un pilotage généreux aux passionnés de sport automobile qui les regardent évoluer.

 

Un destin trop vite brisé

 

Henri Toivonen n’eut pas le temps de construire le  palmarès qu’il méritait. La mort le faucha au moment où, ayant atteint le sommet de son art, il disposait d’une voiture lui permettant d’exprimer son immense talent. Mais au-delà de ses exploits et de ses trois victoires en Championnat du monde, il laissera le souvenir d’un incroyable sens de l’attaque, d’un pilotage spectaculaire mais efficace composé de longues glissades en entrée de courbes alliées à des accélérations franches propulsant la voiture vers le point de corde et la pleine puissance dès les premiers centimètres de la ligne droite suivante. Henri Toivonen en mettait plein la vue aux spectateurs tout en se faisant plaisir et en claquant des chronos.

 

HT SUR 037

 

Henri aurait pu choisir le circuit. Il avait commencé par le kart et la Formula Super V (une discipline où il  remporta un titre national). Mais sa famille considérait le circuit trop dangereux, ce qui l’amena à choisir le rallye. Cette appréciation du risque peut surprendre dans le contexte contemporain, mais il convient de l’apprécier en se replaçant au milieu des années 70. Les accidents en monoplace et en endurance étaient nombreux. Les disparitions de Jim Clark, Bruce McLaren Mark Donohue, Jo Schlesser, Lucien Bianchi, John Woolfe, Pedro Rodriguez, Jo Siffert, Jo Bonnier, François Cevert et de trop d’autres pilotes sonnaient comme autant de coups  de semonces aux oreilles des pères, des frères, des mères , des sœurs et des femmes de pilotes. « La course auto », c’est un  truc d’égoïste, m’avoua un jour Olivier Panis. Sans doute. Sûrement. Mais la passion est  plus forte que  tout. Pauli Toivonen, lui-même ancien pilote professionnel le savait mieux que quiconque. Inconcevable pour lui de freiner celle transmise à son fils. Tout au plus tenta-t-il de la canaliser vers la discipline qu’il connaissait le mieux et qui lui semblait la moins déraisonnable, le rallye.

 

Victoires et déboires

 

Âge légal du permis et limitations de vitesse imposées aux jeunes conducteurs font que Henri Toivonen devra attendre l’année de ses 19 ans pour disputer son premier rallye comptant pour le Championnat du monde. Ce sera bien sûr celui des 1.000 lacs, incontournable pour un Finlandais. Henri fait ses classes sur une voiture modeste, une Simca 1000 Rallye 2.

 

Il poursuit son apprentissage et devient le plus jeune pilote d’usine de l’histoire des rallyes. A 21 ans, il est en effet pilote Citroën. Attention, à cette époque là, la marque aux chevrons n’engage pas une voiture pour gagner le scratch, mais des CX 2400 GTI qui doivent compter sur les aléas du terrain et de la course pour espérer pointer dans les dix premiers. Mais quelle que soit la machine, piloter pour une usine se révèle formateur.

 

HT AU RAC 2

 

En 1980, après avoir poursuivi son apprentissage au volant de Sunbeam, Porsche et Ford Escort 1800 RS privées, il est intégré au Team officiel Talbot. Ses équipiers sont Guy Fréquelin et Russel Brookes, autrement dit des pointures. Face à eux, Henri n’a pas à rougir des ses performances, loin s’en faut. En fin de saison, il réussit l’exploit, gagne le RAC et devient le plus jeune pilote à remporter un rallye du Championnat du monde !

 

HT VAINQUEUR DU RAC

 

Henri devra attendre cinq ans pour connaître à nouveau le bonheur immense de monter sur la  plus haute marche d’un podium en championnat mondial. Cinq années contrastées, marquées par de grandes performances dont des podiums en mondial et des victoires en Championnat d’Europe (entre autres les 1000 pistes en France), mais aussi quelques doutes, quelques performances irrégulières et quelques sorties de piste mémorables.

 

L’accession au plus haut niveau en rallye est plus longue qu’en circuit. Il faut savoir lire la route, apprendre à prendre des notes, et se fier à 100% auxdites notes dans des enchaînements où on pilote à l’aveugle. Un exercice d’autant plus délicat que les conditions changent entre les reconnaissances  et la course.

 

HENRI PORTRAIT 2

 

Ces dernières années, certains comparèrent le jeune Belge François Duval à Henri Toivonen et il faut admettre l’existence de parallèles entre les deux garçons. Arrivée précoce au plus haut niveau, personnalités attachantes, pointe de vitesse inouïe parfois gâchée par un excès d’attaque et quelques erreurs. Malheureusement pour François, à l’époque de la crise économique et du formatage des pilotes, il n’a pas bénéficié des mêmes chances qu’Henri.

 

La meilleure description que j’ai trouvée du pilotage d’Henri Toivonen est issue d’un article de Chastrou, auteur d’un excellent texte biographique sur le  rallyman finlandais. Cet auteur y cite un extrait du reportage effectué par Michel  Lizin au San Remo 1983 pour AUTOhebdo :

« …Surgit Toivonen et le monde bascule. Les glissades sont à la fois amples et plus précises. Jamais l’Opel n’est rééquilibrée et surtout, surtout, jamais le bruit du moteur propulsant la voiture à fond de cinquième ne se réduit, ne change de ton. Là où les autres «rentrent» une vitesse, Henri refuse ne fut-ce que de lever le pied et sa trajectoire est plus belle, et ses dérapages sont plus longs, et ses passages plus rapides.»

 

Que ce soit au volant de Talbot Lotus (1981), d’Opel Ascona 400 puis Manta 400 (1982 et 1983), de Porsche 911 (championnat d’Europe 1984), de Lancia 037 et S4 (1984 - 1985 et 1986), Henri Toivonen suscite enthousiasme et admiration.

 

HT SUR ASCONA

 

Cesare Fiorio, patron du service course de Lancia, voyait tout simplement en lui « un futur génie ». En 1985, Henri Toivonen est pilote officiel Lancia. Il pilote une 037, une voiture superbe, encore très rapide sur goudron, fiable, mais qui présente un défaut rédhibitoire par rapport à ses rivales, les Audi Quattro et les Peugeot 205 T 16, ce n’est qu’une 2 roues motrices. Sur terre et sur neige, elle est dépassée. En plus, Henri Toivonen, qui a tout de même signé à ses commandes une 6ème place  au Monte-Carlo, une 4ème place aux 1000 lacs et une 3ème place  au San Remo, sort très violemment au Costa Smeralda. Une grave blessure aux cervicales l’éloigne de la compétition pour plusieurs mois.

 

HT SUR PORSCHE

 

En fin de saison, au RAC, il est prêt à  reprendre sa place dans un baquet Lancia. Cesare Fiorio tente un coup de poker. Puisque la 037 n’a aucune chance de remporter cette épreuve et qu’aucun pilote Lancia n’est en lice pour le titre, pourquoi ne  pas faire de la manche anglaise une belle séance d’essais grandeur nature pour la machine qui défendra les couleurs Lancia en 1986, la S4, une 4 roues motrices à moteur central arrière conçue pour en découdre sur tous les terrains avec l’Audi Quattro et la Peugeot 205 T 16 ? Le pari est osé. Mais il paye. Après une course agitée – il y fera un tonneau sans abîmer la voiture – Henri Toivonen remporte son deuxième RAC !

 

1986 devait être son année

 

La nouvelle année va-t-elle commencer comme la dernière s’est terminée ? La Delta S4 est une bombe. Son moteur 1,7 litre Turbo allie un Volumex et un turbo KKK. Il développe 450 chevaux sans les inconvénients du temps de retard à l’accélération qui perturbe l’efficacité de certains moteurs turbocompressés. La machine est exclusive, brutale. Les coups d’accélérateur de ses pilotes la projettent comme un missile d’un virage à l’autre sur les routes étroites, sinueuses et souvent glissantes du Championnat du monde des rallyes.

 

HT RMC 1986

 

Le Monte-Carlo commence mal pour Henri Toivonen et son navigateur Sergio Cresto. Après un accident contre une voiture de spectateur sur le parcours de liaison, ils ramènent la S4 à l’assistance un piteux état. Mais les mécaniciens font des miracles. Ils remettent la bête de course en état de se battre. Henri Toivonen pilote comme un dieu et, 20 ans après son père Pauli, il inscrit son nom au palmarès de la classique monégasque.

 

Le rallye a beaucoup évolué depuis 20 ans. Pauli Toivonen avait remporté l’épreuve avec une DS 21 somme toute assez proche de la série. Il avait bénéficié du déclassement de 3 Cooper S et d’une Ford Cortina Lotus qui avaient fait usage de phares non conformes à la réglementation française. Son fils Henri a conquis une victoire incontestée en devançant à la régulière ses rivaux. Mais ce qu’il convient aussi d’apprécier en comparant les deux éditions, c’est  l’évolution des voitures. La S4 est plus de 4 fois plus puissante que la DS de 1966. Ses 4 roues motrices et des pneus bien plus performants autorisent des vitesses de passage en virage autrement élevées. Car tous les spécialistes de course auto sont d’accord pour reconnaître que les progrès sur les liaisons au sol sont encore plus efficaces, plus spectaculaires et plus significatifs que ceux effectués sur les moteurs. Seulement, les routes de rallye ne sont pas plus larges, même si les revêtements sont plus lisses et plus adhérents, ce qui ne constitue d’ailleurs pas forcément un avantage au niveau de la sécurité. Les rochers sont toujours là. Les parapets, les arbres et les ravins aussi.

 

HENRI PORTRAIT 3

 

Les groupes B de 1986 sont-elles trop performantes et donc trop dangereuses ?

 

Le monde du rallye connaît une première alerte au Portugal. La Ford RS 200 du pilote local Joachim Santos sort de la route et fauche des spectateurs. Les pilotes des grandes écuries décident d’arrêter la course. Mais cet accident est particulier et c’est surtout l’imprudence des spectateurs qui se massent le long de la route et dont certains jouent avec les voitures comme les maîtres des arènes avec les taureaux qui est en cause. Le même drame aurait pu se produire avec une petite Autobianchi Abarth groupe N.

 

Quelques jours plus tard, Henri revient au Costa Smeralda, le rallye où il s’est blessé l’année précédente. Cette fois, il le remporte. L’épreuve ne compte pas pour le mondial, mais le  résultat confirme tout de même que le pilote finlandais est très fort en 1986.

 

Puis arrive le Tour de Corse, le rallye aux 10.000 virages, une épreuve très éprouvante qui  exige de l’attaque, un rythme de pilotage et une adresse phénoménale car les routes sont très étroites. Au départ du Corse, Henri Toivonen a la grippe. Il souffre d’une forte fièvre. Mais il n’est pas question de renoncer. Un pilote de sa trempe se bat jusqu’au bout de ses forces. Et malgré la fièvre, Henri domine les débats. Il a remporté 14 des 17 spéciales disputées et pointe en tête du scratch, loin devant la 205 T 16 de Saby.

 

HT et SC AU CORSE 1986

 

Vers 15 heures le deuxième jour du rallye, les hurlements rageurs du moteur de la S4 de Henri Toivonen et Sergio Cresto résonnent dans la montagne corse. Sergio annonce les notes de la partition qu’Henri exécute avec maestria. Le monstre mécanique danse crescendo de virage en virage sur la route du Col d’Ominanda. Puis soudain, une explosion et le vacarme terrifiant de chocs contre les arbres succèdent à la symphonie du moteur turbo. Les flammes dévorent la Lancia S4 15 mètres en contrebas de la route. Henri Toivonen et Sergio Cresto ne sortiront pas du brasier. Ils sont certainement morts sur le coup et ne profiteront pas de cette saison 1986 qui semblait pourtant devoir être la leur. Arla et Markus, les jeunes enfants d’Henri, devraient grandir sans leur papa.

 

SERGIO CRESTO

 

Comme son pilote, Sergio Cresto avait 30 ans. Il était de nationalité américaine et s’était construit une belle expérience comme navigateur. Avant de faire équipe avec Henri, il avait navigué plusieurs pilotes eux-aussi très rapides, notamment Bettega, Capone et Zanussi. On oublie trop souvent les navigateurs en rallye. D’ailleurs désormais, leur nom ne figure même plus sur la vitre de la voiture sous celui du pilote. Pourtant, ils s’exposent aux mêmes risques que leurs pilotes, paient un tribut aussi lourd à la passion de la course, et exécutent un travail aussi difficile que méritoire pendant les rallyes. Il leur faut un grand courage, un énorme sang froid et une belle abnégation. Que ceux qui sous-estiment le rôle des navigateurs s’imaginent le temps d’une spéciale dans le baquet de droite, secoués comme des pruniers par les accélérations, les décélérations et les sauts de la voiture, annonçant les notes tandis que les obstacles naturels leur sautent à la figure et frôlent leur portière.

 

Bizarrement, Henri et Sergio sont morts  dans le virage où un an plus tôt jour pour jour, Attilio Bettega, qui pilotait une Lancia 037, avait aussi perdu la vie. Maurizio Perissinot, l’équipier d’Attilio, avait eu plus de chance. Il s’était sorti indemne de l’accident.

 

HT EPAVE S4

 

La Lancia S4 ayant été complètement détruite par l’incendie, personne ne put déterminer les causes de l’accident.

 

Le 31 mai 1986, un autre accident vint souligner les dangers des monstrueuses voitures du groupe B. Marc Surer, pilote de F1, participait à l’Hessen Rallye en Allemagne sur une Ford RS 200. Sa voiture quitta la route et se coupa en deux en percutant des arbres. Là encore, l’explosion du réservoir et les flammes firent des ravages. Michel Wyder, le navigateur de Marc, fut tué sur le coup. Quant au pilote, il fut gravement brûlé. L’accident mit fin à sa carrière.

 

 

Les groupes B enchantaient le public, mais elles étaient décidément trop dangereuses. Les réservoirs d’essence remplis à ras bord pour de longues étapes étaient installés à quelques centimètres des turbos surchauffés. Ils se transformaient en bombes incendiaires en cas d’accident. Le pouvoir sportif réagit, figea  le développement des voitures du groupe B jusqu’à la fin de la saison et les exclut purement et simplement des rallyes en 1987.

 

Lors de mes recherches sur Henri Toivonen et Sergio Cresto, j’ai découvert sur Blog Auto un commentaire d’une de ses admiratrices qui comparait l’explosion de la Lancia S4 à celle de la Vaillante Rallye sur un pont au début du film de Luc Besson. Le cinéaste utilisa plusieurs faits de course réels pour peaufiner son scénario. Je ne sais pas si l’accident d’Henri Toivonen et Sergio Cresto fait partie de ses sources d’inspiration ni si cette scène a valeur d’hommage. Que ce soit le cas ou non, les supporters d’Henri et Sergio se rappelleront simplement que deux hommes sympathiques, talentueux et courageux qui formaient un équipage remarquablement performant sont morts en allant chercher la victoire sur les routes d’un des plus beaux rallyes du monde. Et ils auront une pensée pour leurs familles et leurs amis.

Publié dans Hommage

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Online Scams 22/12/2014 13:41

The squadron of Flying Finn is also a part of the motor sport people. This makes him very much different from all our sportsmen. This article is all about Henri Toivonen. It is so sad that his destiny broke so fast.

pzz 22/01/2011 10:09


Toivonen a été accidenté dans la région de Corté ( haute Corse ) et Bettega du coté de Zérubia ( Corse du sud ), donc pas dans le même virage ;)


Casalta 01/12/2010 13:20


Tres beau blog et hommages a tous les pilotes ayant perdue la vie en ecxersant la magnifique passion du rally


Schuminette83 01/05/2010 15:26


C’est vrai qu’il y a de sacrés pilotes en rallye et que Toivonen, il était drôlement beau à voir piloter. Un vrai régal une attaque pareille. On passerait le week-end à le regarder.

Les producteurs d’Hollywood, ils devraient rassembler des images comme ça et nous faire une superproduction pour le cinéma. C’est mieux que tous les films d’action. A côté de pilotes comme Henri
Toivonen, les Rambo, Spiderman et tout ça, ça paraît tout pâle comme un parisien qui arrive en vacances dans le sud le 1er juillet, peuchère.

Cette semaine sur le AUTOhebdo, il y a plein de pages sur les Audi Quattro avec une interview de Walter Röhrl. Quand le journaliste il lui dit que sur le goudron, les Groupe B étaient si puissantes
que seuls deux pilotes restaient capables de les conduire en trajectoire, Röhrl, il répond, oui, il n’y avait plus qu’Henri et moi. Par contre, quand Röhrl il pense qu’il pouvait continuer à battre
souvent Henri parce qu’il prétend que le pilote Lancia ferait plus de fautes que lui, je ne suis pas bien certaine qu’il ait raison. Henri était arrivé à maturité. Il était très, très, très fort,
le Finlandais volant cette année-là. En plus il y a rien qui prouve que l’accident d’Henri soit dû à une faute de pilotage, si je vous ai bien compris. Et puis rien ne dit non plus que s’il y a eu
faute, un autre pilote, même Röhrl, il ne l’aurait pas commise la faute, tiens donc.

J’en profite pour dire un mot en faveur d’un autre pilote que j’aime beaucoup et à qui vous le comparez, Henri Toivonen, Je vous parle de François Duval, le rallyman belge. C’est vrai qu’il est
sorti plusieurs fois en allant plus loin que la limite, mais entre nous, chez Citroën, vous ne croyez pas qu’ils ont manqué de patience avec lui et qu’ils ont pardonné bien plus à un Sordo ou à un
Ogier qui sont bien moins proches de la victoire et autrement moins convaincants que François ? François à l’attaque en WRC, j’en redemande moi. C’est comme vous dites, du Toivonen.